Les portes de Bordeaux
Porte Cailhau Bordeaux, porte Dijeaux Bordeaux, porte St-Eloi Bordeaux



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La porte Cailhau

La porte a été construite en 1495 pour fêter la victoire du roi de France Charles VIII à la bataille de Fornoue, en Italie. Cette "porte royale" était le premier monument important construit à Bordeaux en l’honneur d’un roi français. La porte Cailhau donnait alors directement accès à la Garonne et aux bateaux (gabarres, coureaux...) qui faisaient l’aller retour vers les gros navires pour charger essentiellement des barriques de vin. Ces bâteaux avaient besoin d’être lestés pour se stabiliser sur l’eau ; pour cela, on utilisait des pierres ou des gros cailloux que l’on plaçait au fond des cales pour faire du poids. Ces cailloux étaient déchargés et déposés sur la berge lorsque les bateaux chargeaiennt leurs tonneaux de vin. Ce sont ces tas de cailloux devant la porte qui ont donné son nom à la porte, cailhau étant le mot gascon pour désigner un "caillou". Les décors de la porte annoncent la Renaissance, en contraste avec son système défensif qui appartient à celui du Moyen Age, comme des meurtrières ou archères. La porte possède des fenêtres à meneaux, on peut y voir les statues de Charles VIII (côté fleuve), du cardinal d’Épinay, archevêque de Bordeaux, et de St Jean. Un écusson royal porté par deux anges et orné de fleurs de lys est visible côté ville. Au XVIIIe siècle, la porte fut habitée par 3 particuliers. La porte se visite du 1er juin au 30 septembre. Photos - Visualisez - Visite virtuelle


La porte Cailhau, photo par Michel Buze
Porte Cailhau la nuit

Porte Cailhau, statue du cardinal d’Épinay, archevêque de Bordeaux
Porte Cailhau, statue du roi de France Charles VIII

Porte Cailhau, statue de St-Jean

Porte Cailhau au début du XXe siècle

Porte Cailhau par Jacques Ruiz ©

La porte Dijeaux

La porte a été bâtie entre 1748 et 1750, à la grande époque du commerce triangulaire avec l'Afrique et les Antilles. Sur cet emplacement se trouvait, du temps de l'époque gallo-romaine, un temple dédié à Jupiter. Au XIVe siècle, il y eut une porte défensive, insérée dans les remparts de la ville. La porte actuelle est faite en pierre de Frontenac, une pierre dure mais poreuse, dans laquelle on peut voir parfois des sédiments de coquillage. Son nom vient de la déformation de "de Jupiter" en lanque gasconne (de Jòu). La porte donne accès, à l'ouest à la place Gambetta (à l'origine place dédiée à Marie-Antoinette, et appelée place Dauphine). De ce côté, la porte est décorée aux armes du roi. Côté rue, elle est décorée aux armes de la ville. Le même style (appelé rococo bordelais) sera utilisé pour la porte d'Aquitaine (1753). Photos - Wikipedia - Visualisez

La porte Dijeaux photo par Jean-Louis Lascoux ©

Porte Dijeaux par Jacques Ruiz ©

La porte Dijeaux par Jacky Dumergue ©



La porte St-Eloi, dite de la Grosse Cloche

Faisant partie de l'ancien hôtel de ville, ce bâtiment date du XVème siècle. Il a été doté d'une horloge en 1759. Il tire son nom de sa cloche, coulée en 1775. Elle pèse près de 8 tonnes et mesure 2 mètres de haut et de diamètre. Le bâtiment est classée aux Monuments Historiques. On ne visite pas l'intérieur, pour le moment. Photos - Vidéo : remise en place de la cloche porte St-Eloi - Visite virtuelle - Visualisez

La porte St-Eloi, vers 1450

Porte St-Eloi, dite "la Grosse cloche"

Porte St-Eloi vers 1800 par Thenon

Porte St-Eloi, dite "la grosse cloche" lithographie 1830

La porte de la Grosse Cloche au XIXe siècle

Porte St-Eloi, dite "la grosse cloche" par Jacques Ruiz ©

Les autres portes de Bordeaux

Les portes en "arc de triomphe" se situent à l'emplacement des anciens remparts, et expriment la volonté des édiles de l'époque (les intendants Boucher et Tourny) d'ouvrir la ville vers ses faubourgs, pour faciliter le commerce, et aussi pour donner un aperçu majestueux de la viille aux visiteurs.
La porte de Bourgogne, qui fut aussi appelée porte des salinières, se trouve située en face du Pont de Pierre, et donne sur le cours Victor Hugo. En 1757, elle fut consacrée au duc de Bourgogne. Sous l'empire on l'appela "l'Arc Napoléon". Photos
La porte d'Aquitaine fut construite entre 1748 et 1753, dans les mêmes matériaux et le même style "rococo bordelais" que la porte Dijeaux. A sa place se trouvait la porte fortifiée de St-Julien. Elle doit son nom au fait qu'elle fut dédiée au duc d'Aquitaine, petit-fils de Louis XV, mort à l'âge de 5 mois. Elle s'ouvre d'un côté sur la place de la Victoire, et de l'autre sur la rue Sainte-Catherine. Les sculptures de son fronton triangulaire représentent les armes royales et des divinités marines. Du côté de la rue Ste-Catherine, ce sont des fruits et des fleurs qui sont représentés. Photos
La porte de la Monnaie fut construite entre 1758 et 1759. Construite sur les quais longeant la garonne, elle s'ouvre sur la rue de la porte de Monnaie quimène vers le quartier St-Michel. Photos

La place et la porte de Bourgogne, sous le 1er Empire, par Rouargue

La place de la Victoire et la porte d'Aquitaine par Georges Stein ©
Visualisez - Visite virtuelle

La porte de Bourgogne, dans le prolongement du Pont de Pierre, avec, sur la gauche, la cathédrale St-André
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