Le port de Bordeaux
Le port de Bordeaux - Le "Port de la Lune" patrimoine mondial de l'UNESCO



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Grâce à la remontée de la marée, un petit port fut déjà installé du temps des gaulois, au confluent entre la Garonne et deux petits ruisseaux, le Peugue et la Devèze. Le port permettait l'importation de l'étain amené d'Armorique. L'occupation romaine amena un développement progressif de Burdigala, et la protection de son port par un castrum vers 280. Au début du XIIIe siècle, on vendait, sur la place de Bordeaux la poix, la résine, des pieux résineux et portatifs qui servaient de torches, des suifs, la cire, le miel, les huitres du Médoc, et surtout, les vins bordelais. Les étrangers y venaient en foule avec les produits de leur sol et chargeaient leurs navires de produits bordelais. Les syriens y avaient, depuis des siècles, un comptoire célèbre.
C'est grâce au régime d'éxonération de taxes vers l'Angleterre (avec la rattachement de la Guyenne à la couronne anglaise) que les vins de Bordeaux connurent un grand essor. En 1377 Richard II accordait aux navires de Guienne la permission de charger dans le port de Londres certaines marchandises telles que grains, viandes, fromages, beure, suif, artticles en cuir, peaux d'animaux, lits d'étoffes dits worsted, étain, ainsi que du poisson (harengs, merluche, saumon salé). En échange Bordeaux exportait les huitres et, pour l'essentiel, son vin. Le marché du vin s'effondra lors de la reprise de contrôle de l'Aquitaine par les français. Mais Bordeaux souffrait jusque là du manque d'infrastructures de son port, et en particukier, de quais aménagés. Les grands navires ne pouvaient pas accoster, et des va-et-viens, à l'aide de petites embarcations à fond plat (gabares) étaient nécessaires, pour charger les navires.
Au XVIIe siècle, le commerce avec les provinces Unies de Hollande et avec les villes de la Hanse, avaient pris le pas sur le commerce avec l'Angleterre/ Les holandais introduisirent de nombreuses innovations, comme la stérilisation des barriques au souffre, ce qui facilita la conservation et le transport. Installés aux Chartrons, les hollandais poussèrent à la modernisation du port. En 1617, les édiles de la ville s'attaquèrent au problème que posait l'aménagement des quais. C'est de cette époque que date le quai du Chapeau-Rouge, et la possibilité d’y débarquer à pied fut signalée comme un événement remarquable. Vers 1669, on s’occupa de réunir l’étendue comprise entre l’hôpital dit de la Manufacture et le quartier de Bacalan, par un seul quai . En 1673, les quais des Salinières et de la Grave furent développés. Des inspecteurs au bon entretient et à la propreté du port furent nommés, dès 1690.
Au XVIIIe siècle, la ville trouva une prospérité nouvelle par le biais du commerce triangulaire vers l'Afrique et les Antilles, concernant les esclaves et le sucre (avec la création de raffineries sur Bordeaux). C'est pendant cette période que furent engagés les grands travaux sur la façade des quais dont devait surgir la place royale, aujourd'hui place de la Bourse (inauguration en 1755). Pour en revenir au "commerce des esclaves", c'est le 8 mars 1672, qu' a lieu le premier départ négrier attesté de Bordeaux vers la Tortue et St-Domingue. De 1682 à 1834, on compte 480 expéditions négrières soit 11,4% de celles des ports français, ce qui place Bordeaux au 2e rang de l'exploitation négrière en France, mais bien loin derrière le port de Nantes. L'essentiel du traffic se répartissant enre ces deux ports et La Rochelle et Le Havre. Le marché aux esclaves se tenait place de la Bourse. Des caves, ou étaient entreposés les esclaves étaient reliées à la Garonne.
Sous le second empire, le commerce périclita, et donc l'activité du port, consécutivement au blocus de l'Angleterre, imposé par Napoléon. Le port, bien que pourvu de quais, ne disposait toujours pas de débarcadère permettant aux navires de fort tonnage de débarquer leurs marchandises. En 1828 des grues furent installées sur les premiers débarcadères. Il faudra toutefois attendre 1840, pour que le port de Bordeaux retrouve son dynamisme, avec le commerce de l'arachide (avec le Sénégal, alors que le commerce de la cane à sucre décroit à partir de 1848), et la tête de lignes de messageries vers l'Amérique du Sud et Centrale.
En 1852 fut mise en service la première partie d’une ligne de quais verticaux de 806 mètres, achevée en 1854, et qui sera prolongée par la suite. En 1855 a lieu un classement des vins et des crus qui concrétise la recherche de qualité des viticulteurs du Bordelais. L'Angleterre redevient le premier marché pour les vins bordelais. En 1860 deux débarcadèrent furent enfin construits, qui permirent d'accueillir les navires prioritaires. Entre 1875 et 1892, le phylloxéra ruine tout le vignoble bordelais et réduit à néant le commerce du vin. En 1883, le trafic avec les Antilles ne représente plus que 2% de l'activité du port. Par la suite, la pêche à la morue va venir compenser cette perte d'activité. En 1921 se crée la première maison Bordelaise d’armement à la pêche à la morue. En 1927 Bordeaux livre plus de la moitié de la consommation nationale, ce pourcentage baissera au 1/3 avec la crise des années 1930. Le rôle du port de Bordeaux dans la péche à la morue ne va pas cesser de décroître à cause du manque d'adaptation des maisons bordelaises, en particulier au niveau des techniques de surgélation. En 1974, Bordeaux ne livre plus que 5% de la morue !
Du port d'origine, en passant par le port autonome, le grand port maritime de Bordeaux s'étire sur 100km, le long de la Gironde, et sur environ 1 500 hectares. Il couvre 6 sites : Verdon, à l'embouchure de l'estuaire de la Gironde, Paulillac, Blaye, Bec d'Ambès, Bassens et le "port de la lune" de Bordeaux. Vidéo INA :


Avertissement
Les peintures présentées sont la propriété de leurs ayant-droits. Il est nécessaire d'obtenir leur autorisation pour toute utilisation commerciale. Nous demandons leur autorisation aux peintres contemporains pour exposer leurs tableaux. D'autre part, une reproduction, ne rend jamais parfaitement la qualité et la réalité d'un tableau. Les présentations qui vous sont faites ici ont aussi pour but de vous donner l'envie d'aller les voir dans l'ateliers des peintres, les galeries d'art et les musées !


Peintures

Gabardes et bateaux marchands dans le port, devant le château Tropette. Litho 1776 par Le Gouaz, d'après N.-M. Ozanne, Bordeaux, Archives municipales ©

Les quais de Bordeaux au XVIIIe siècle ©

Bordeaux par Philippe 1855 Bordeaux par Vernet
Port de Bordeaux par Philippe 1855 ©
Port de Bordeaux par Vernet ©
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Mascaron représentant un visage africian quai du maréchal Lyautey à Bordeaux ©

Le port de Bordeaux sous le Consulat et l'Empire par Pierre Lacour 1804-1806 ©

Les Chartrons et Bacalan par Pierre Lacour 1804 - Musée des Beaux-Arts de Bordeaux ©
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Débarcadère à Bordeaux par Auguste Lepère 1897 ©


Le port de Bordeaux par Manet 1871 ©

Port de Bordeaux vu du quai des Chartrons par Eugène Boudin 1874 - Musée d'Orsay ©

Charles Lacoste La Garonne devant Bordeaux
La Garonne devant Bordeaux par Charles Lacoste (1870 - 1959) ©
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Vue port de Bordeaux 1914 par André Lhote (1885 - 1962) ©

L'entree du bassin à flots de Bordeaux par André Lhote ©

Dietz Edzard  Bordeaux 1930
Le port de Bordeaux 1930 par Dietz Edzard (1893-1963) ©

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Le Belem a quai dans le port de Bordeaux par Jacques Ruiz ©

Le port de Bordeaux par Oliver Probst ©


Vidéos

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Bordeaux Port de la Lune, patrimoine mondial de l'UNESCO (Vidéo 6')

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Le Port de la Lune à l'UNESCO (Vidéo 5'45)

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L'Hermione à Bordeaux dans le Port de la Lune (Vidéo 2'45)

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Bordeaux : port de la lune (Vidéo en français 4')
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