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Le
Bain Turc
par Jean-Auguste Dominique Ingres (Montauban,
1780 - Paris, 1867) |
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Puisse la présentation faite ici
vous donner l'envie d'aller visiter Le
Louvre, le plus grand et l'un des plus beaux musées
du monde.
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Licône représentaant
l'Odalisque se trouve dans la zone jaune, à côté
de la Joconde
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Le bain turc d'Ingres
La première impression que donne le
tableau est celle de la sensualité (entrelacement des corps
nus dans des positions et attitudes lascives), de la mélancolie
et du rêve. Pour décrire la scène, on nous
parle souvent de "femmes turques" ! Peut-on penser que
ces blondes, ces rousses soient toutes des femmes turques ? Ce
tableau n'a pas été peint avec des modèles
posant devant lui, mais a été rêvé,
imaginé par Ingres d'après des lectures (lettres
de Lady
Montague qui raconte une visite d'un bain pour femmes à Istanbul
au début du XVIIIe siècle) des estampes. On peut être sûr
déjà que la joueuse de luth (tchégour.), de dos
au premier plan, n'est pas une femme turque, mais une française,
puisqu'il s'agit de la reprise d'un tableau peint en 1808, la
baigneuse Valpinçon. On sait qu'Ingres a repésenté
d'anciens modèles, mais aussi sa première femme,
Madeleine Chapelle, que l'on voit s'étirant les bras levés
sur la tête, au premier plan. On voit également Adèle
Maizony de Lauréal, cousine de Madeleine, qui représente
la femme aux cheveux blonds dont on s'occupe de la chevelure.
Sa seconde épouse Delphine Ramel, est l'une des femmes
du groupe enlacé. La femme presque allongée à droite du
"Bain Turc" est une variation de "La Dormeuse de Naples" peinte
par Ingres.
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Le harem est une bonne occasion de réprésenter
des corps nus dont le vieil homme a sans doute le souvenir nostalgique.
Une facture orientaliste chère à l'époque,
et au peintre. Cette oeuvre a été commandée
à Ingres par le prince Louis
Napoléon Bonaparte vers 1849. Le tableau fut livré
en 1859. Ingres a alors 79 ans ! Ce tableau est donc le chef d'oeuvre
accompli d'une longue carrière de peintre. Choquée
par le tableau, la princesse Clothilde (femme du cousin de Napoléon
III), parente dévote de celui qui est devenu Napoléon
III en 1852, pousse ce dernier à rendre le tableau ! Ingres
retravailla le tableau jusqu'en en 1863. Il a donc 83 ans et ce
tableau résume une grande partie de sa carrière.
La maîtrise que porte ce tableau enthousisma les peintres
les plus novateurs de l'époque où cette toile fut
présentée au public pour la première fois
: la rétrospective Ingres au salon d'automne de 1905. Picasso
fut émerveillé par cette toile, tout aussi bien
par sa forme que par le sujet.
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Le bain turc d'Ingres 1859/ 1863 (Le
Louvre aile Sully 2e étage Ingres Salle 60 -110 cm)
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La baigneuse dite "Valpinçon"
1808
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L'essentiel de ce qui focalise l'oeil
(et où se concentre la lumière) se trouve
dans le trapèze marqué en bleu : on y voit
la mélancolie, l'ennui, la lascivité et la
sensualité. On peut remarquer également le
triangle équilatéral allant de la tête
de la musicienne à celle de la femme debout à
droite, tressant les cheveux de la femme blonde, l'autre
côté du triangle aboutissant au visage de la
femme allongée au premier plan, à droite,
et dont on ne voit que la tête. Des pointes du triangle,
on peut faire passer un cercle (en bleu) qui renferme en
lui toute l'intensité du tableau. N'oublions pas
que le tableau a été découpé
pour former une toile circulaire (tondo). L'originale permettrait
d'inscrire toute la scène de premier plan dans un
triangle rectangle.
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Pour vous : de nombreux
liens en profondeur, pour
!
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