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Jehan Chandos à Cahors par Jacques Leman (2ème moitié du XIXème siècle) Au premier plan, deux consuls de la ville de Cahors en habits d'apparat lors de "la remise de la ville" au lieutenant du roi d'Angleterre, le 8 janvier 1360 suite au traité de Brétigny.
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La cathédrale St. Etienne

Une première cathédrale fut érigée au cours de l'épiscopat de saint Didier qui dura de 630 à 655. Vers la fin du XIe siècle, l'évêque Géraud de Cardaillac décida de construire, sur le même site, une nouvelle cathédrale. L'autel majeur et l'autel de la Sainte-Coiffe sont consacrés par le pape Calixte II en 1119 et la mise en place du portail nord, dans les années 1140, marque la fin du plus gros des travaux.
Des travaux de rénovation sont réalisés sur le chevet en 1285, puis trois autres chapelles sont construites, ainsi que le massif occidental (entre 1308 et 1316), de même que la réfection complète de la toiture et l'exécution d'un vaste programme de peintures murales à l'intérieur qui s'achève entre 1316 et 1324. L' actuelle sacristie, la chapelle Saint-Martin, est reconstruite entre 1328 et 1337.


La Cathédrale St-Etienne est un édifice roman du début du 12e siècle, elle se situe au cœur du Vieux Cahors. Comme le montre la photo, l'église comporte des coupoles, comme on peut en trouver sur les églises de Périgueux et de Souillac. Son cloître date de la Renaissance ( 16e siècle).

En 1484 une chapelle, appelée "chapelle profonde" est dédiée à la Vierge Immaculée, puis une nouvelle chapelle est érigée entre les absidioles est et nord en 1491. Un bâtiment, dont une cheminée porte les armes du chapitre, est ajouté à l'est de la chapelle Saint-Martin vers la fin du 15e siècle. Entre 1497 et 1502, la salle capitulaire romane est remplacée par une chapelle dédiée au Saint-Esprit (actuelle chapelle Saint-Gausbert). En 1580 la cathédrale fut pillée par les troupes protestantes d'Henri de Navarre, futur Henri IV. En 1582 Henri de Navarre accorde un don de 3000 livres pour réparer la cathédrale. En 1793, sous la révolution française, la cathédrale fut transformée en salle de réunion.
Par la suite, il n'y eut pas de travaux importants jusque dans les années 1850
où une nouvelle campagne de rénovation, et de restauration, fut entreprise avec la réfection des absidioles. Par la suite, le choeur liturgique est refait en style néo-gothique et l'on entreprend le dégagement des coupoles, entre 1870 et 1875. Entre 1908 et 1913, le portail nord, muré en 1732 et redécouvert en 1840, est restauré. Plus de détails ici et !

Contrairement à beaucoup d'église, l'intérieur de la cathédrale n'a pas de transept*. la nef mesure 20 mètres de large et 44 mètres de long. Deux puissantes coupoles de style byzantin, l'une de 18 mètres de diamètre et de 32 mètres de haut, reposent sur six piliers. la basilique poséda une troisième coupole, mais elle s'effondraSeule la basilique Sainte-Sophie de Constantinople dépasse l'amplitude de cette nef.
* Le transept (ou transsept) d'une église était l'endoit où, pendant longtemps, les laiques ne pouvaient pénétrer. Il s'agit de la nef transversale qui sépare le choeur de la maitresse nef et des bas-côtés et forme les bras de la croix.

Vitraux de la cathédrale St Etienne

Les voûtes en palmier de la cathédrale St Etienne

Le cloître fut construit entre 1504 et 1509 sous l'épiscopat de Pierre de Luzerch (1495-1509). Les galeries du cloître seront entièrement reconstruites pendant toute la première moitié du16e siècle.

Le 8 janvier 1362, la ville de Cahors doit se rendre au lieutenant du roi d'Angleterre, Chandos, en présence du maréchal français Boucicaut. Il faut noter que c'est sur ordre du roi Jean que la ville se rend, sans combattre. la ville se soulèvera peu de temps après. En mai 1580, durant la septième guerre de religion, Henri de Navarre en fait le siège et prend la ville après trois jours et trois nuits de combats de rue. La ville de Cahors se trouvait sur le chemin du pélerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, pour les pélerins empruntant la via Podiensis.

Les deux coupoles de la cathédrale St Etienne
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Autres monuments

La Barbacane et la Tour Saint-Jean, vestiges des anciens remparts.

Le quartier de la Daurade abrite plusieurs maisons typiques allant du XIIème au XVIIème siècle. Une des vieilles maisons en briques et à pans de bois, à colombages et en encorbellements.

C'est à Pierre Galaut auquel il faudrait attribuer la construction de l'hôtel à la fin du XVe. Il fut ensuite la propriété de la famille Roaldès; qui lui donna son nom (de nos jours il appartient toujurs àc ette famille).L'hôtel des Roaldès dit aussi "maison henri IV, car il est dit que qu'henri de Navare y séjourna. 12 place Henri IV

Une des fenêtres à meneaux de la maison des Roaldès.

L'arc de Diane est un vestige au frigidarium des anciens thermes romains

 
Improprement appélée "Tour Jean XXII" , cette tour, sans doute antérieure à l'ancien palais bâti vers 1290-1300, par Pierre Duèze, frère du futur pape Jean XXII, est tout ce qui enreste. Il a été bâti une vingtaine d'années avant l'élection de Jean XXII*.
* Jacques Duese, né en 1244 à Cahors, fut pape en Avignon sous le nom de Jean XXII, de 1316 à 1334 . Il eut à faire face à des calomnies quant à la pureté de sa foi. Il mourut en 1334 à 90 ans, après 18 ans de règne
 

L’église St-Barthélémy La première mention connue l'est sous ne nom de "église Saint-Étienne" dite des Soubirous ". Le vocable de Saint-Barthélemy apparaît à propos d'un autel en 1259. Une bulle de Jean XXII, datée du 19 janvier 1324 ne mentionne l'église que sous ce seul vocable, mais les deux vocables sont en fait employés jusqu'au XVIe siècle

Personnalités

Jean XXII Clément Marot
Léon Gambetta
Henri Martin
  Louis Darquier de Pellepoix
Parmi les cadurciens célèbres, ceux qui ont honoré la ville : Jacques Duese qui deviendra pape sous le nom de Jean XXII - Clément Marot (Cahors 1495, Turin 1544) : L'inventeur des sonnets - Léon Gambetta (Cahors 1838, Avray 1882) : Le père de la République - Henri Martin (Toulouse 1860, Labastide du Vert 1943) : Le peintre des édifices publics - Celui qui lui a fait honte : Louis Darquier, plus connu sous son nom d'emprunt de Louis Darquier de Pellepoix (1897 - 1980) collaborateur des nazis, militant antisémite et politicien français d'extrême droite. En mai 1942, il sera directeur du Commissariat général aux questions juives. On lui doit l'holocauste à la française : femmes, enfants, vieillards...

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