La
construction de la cathédrale débuta
dans les années 1130-1160, dans un style roman.
En 1137 y furent célébrées les
noces d’Aliénor d’Aquitaine avec Louis de France ,
futur roi de France Louis VII, dans une cathédrale
encore en construction ! Cette construction s'étala
dans le temps car il fut décidé de l'agrandir
avant son achèvement. Ainsi, au début
du XIIIe siècle, il fut décidé
de doubler les travées, de surélever
les murs... Cet étalement dans le temps explique
que la cathédrale soit un harmonieux mélange
de style roman et gothique. La cathédrale bénéficia
par la suite du fait que Bertrand de Goth, qui fut
archevêque de Bordeaux, devint pape sous le
nom de Clément V, en 1305. Il dota généreusement
la cathédrale.
Des
plans plus ambitieux purent être envisagés
pour la cathédrale. De ce fait, ni le chœur,
ni le transept ne sont achevés en 1320. Rattrapée
par la guerre de cent ans, la construction va traîner
en longueur, et ce n'est qu'après 1450 que
s'achévera la construction.
Par
la suite, des reconstructions sont entreprises vers
1515. La tribune d'orgue date de 1530, et le dernier
arc-boutan est construit en 1531. La cathédrale
a des dimensions impressionnantes : 124 mètres
de long, sa plus grande largeur est de 18 mètres,
et la hauteur sous la nef, de 23 mètres, et
de 29 mètres au niveau du chœur. Une photo
aérienne montre bien que la cathédrale est
composée de deux parties réunies : la nef du XIIIe
siècle, de style roman, et le chœur, entouré
du déambulatoire et de ses sept chapelles richement
décorées de marbre et d‘albâtre, dans un pur style
gothique.
La
façade nord possède deux portails :
le portail nord et le portail Royal. Ce dernier date
du XIIIe siècle et possède des sculptures
exceptionnelles représentant les apôtres.
Le tympan, quant à lui, représente le Jugement
Dernier. La nef possède un trésor :
une toile signée Véronèse. En août 1787, la
cathédrale subit un important incendie. Pendant
la Révolution, elle servit de magasin à
fourrage et de salle de réunion.
Elle fut rendue au culte en 1798. Il fallut remettre
les lieux en état, ce qui fut fait de 1804
à 1812. Malheureusement, le jubé Renaissance
fut détruit. Depuis 1905, avec la séparation
de l'Eglise et de l'Etat, ce sont les Monuments
historiques qui entreprennent de nombreuses réhabilitations.
Partie la plus ancienne de la cathédrale,
on remarquera que la façade ouest est aveugle,
car elle était autrefois adossée à
des constructions. La cathédrale possède
un orgue magnifique , mais contemporain, qui date
de 1982.
La
chathédrale possède la particularité
d'être flanquée d'une tour non solidaire,
appelée tour Pey Berland,
du nom de l'archevêque qui la fit construire
entre 1440 et 1446, afin que la cathédrale
puisse être dotée de cloches plus importantes,
sans risque d'ébranler ses murs. Elle possède
un bourdon de 8 tonnes, installé en 1869. La
tour fait dans les huit mètres de côté,
pour une hauteur de 60 mètres, à laquelle
il faut ajouter les 6 mètres de la statue qui
se trouve à son sommet, depuis 1863, et qui
représente Notre-Dame d'Aquitaine.
La tour possède deux terrasses. La première
possède des tables d'orientation qui permettent
de distinguer les principaux monuments de la ville.
La seconde offre le plus beau des panoramas sur
la ville, si l'ona le courage d'escalader les
232 marches ! Tour
Pey BerlandRestauration
de la cathédrale St-André (Vidéo
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