Lyons-la-Forêt,
nommée Leons jusqu'au XIe siècle, est une
commune d'un peu plus de 700 habitants, dans le département
de l'Eure. Elle doit son nom au fait de se trouver au
coeur de la plus grande forêt de hêtres de France,
à 30 km de Rouen
et à 95 km de Paris.
La rivière Lieure s'écoule en contrebas
du village.
Les
lieux ont été occupés depuis l'antiquité
gallo-romaine, les traces d’un théâtre du IIIe siècle,
conçu pour accueillir jusqu’à 2000 personnes, en témoignent.
La
création du duché de Normandie va rendre les lieux stratégiques
car proches de la frontière entre le royaume de France
et le duché de Normandie.
Guillaume
le Conquérant ordonne en 1060 la construction d’une place
défensive sur un éperon rocheux situé à 600 m du site
initial du village.
Son
fils, Henri 1er Beauclerc, roi d’Angleterre et duc de
Normandie, fait construire un château-fort au début du
XIIe siècle, ce qui engendra la constitution d'un village
autour de la forteresse. C'est dans cette forteresse que
mourut Henri 1er Beauclerc, en 1135. Celle-ci fut démantelée
à la fin de la guerre de Cent Ans.
La
forêt de Lyons était réputée
pour être l'une des plus giboyeuse du royaume et resta
un lieu provilégié des chasses royales,
jusqu'à la Révolution. Le château
de Lyons fut aussi un lieu de gouvernance pour les rois,
ainsi 110 chartes royales y ont été adoptées entre 1050
et 1298.
En
1590, un incendie ravagea la cité, et de ce fait,
la plupart des maisons à colombages ou briques
encore visibles datent des XVIIe
et XVIIIe siècles. Il en est de même pour les châteaux
de Croix-Mesnil (situé sur les hauteurs
de Lyons à 1,5 km au sud, propriété
privée), ceux de Fleury-la-Forêt
(6 km au nord-est), Saint-Crespin
(66 km au nord) et Rosay-sur-Lieure
(4,7 km au sud), qui datent du XVIIe siècle.
Au
XVIIIe siècle, le duc de Penthièvre, dernier seigneur
de Lyons, transforme Lyons-la-Forêt en une cité administrative
habitée de notables. IL y avait alors une salle
de baillage qui a été conservée au
seins de l'Hôtel de ville. Le village compte alors
1 650 habitants.
Avec
la Révolution la cité perd son importance administrative.
La seule activité industrielle sera la fabrication
de toiles imprimées indiennes, dans le cadre de
l’ancien couvent de Cordeliers, et ce jusqu'au jusqu’au
XIXe siècle. En 1852 un incendie détruisit l’église du
couvent et mit un terme à cette activité .
Le
village reprendra vie à la fin du XIXe siècle
et au début du XXe, site de passage des premiers
touristes vers la côte normande. Parmi eux, des
artistes venus de Paris, dont certains en font un lieu
de résidence prisé. D’autres vont y séjourner régulièrement,
comme le compositeur Maurice Ravel, ou encore des hommes
de lettres comme Louis Aragon ou André Breton.
Deux
versions cinématographiques de Madame Bovary, de
Gustave Flaubert, ont été tournées
à Lyons : celle de Jean Renoir, en 1933, et celle
de Claude Chabrol en 1991. Silence,
on tourne à Lyons
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