La
partie nord de la ville comporte un éperon rocheux.
C'est sur celui-ci que s'organisa le premier peuplement,
celui des Nitiobriges, peuplade mi-celte, mi-ibère qui
s'installa vers 400 av JC dans la région. A la suite de
l'occupation romaine, la cité devint gallo-romaine
(Agenensium) et s'étala vers la plaine.
De
cette époque ne restent que très peu de
vestiges, la ville, noeud stratégique de communication
par terre et eau, subit toute une série d'invasions
et de dévastations faites par les Vandales,
les Alains,
les Suèves,
puis les Wisigoths,
et enfin les berbères
musulmans, au VIIIe siècle.
La
ville ne connaîtra la prospérité que
vers l'an 1000. Sa position stratégique sur les
voies de communications fait qu'elle la gardera longtemps,
avec des épisodes de régression dûs
à la guerre
de cent ans et à la terrible peste
noire de 1348. La ville, dépendit tantôt
des comtes de Toulouse, des royaumes de France et d'Angleterre.
Dans
la période de la Renaissance, la ville, bénéficiant
de terres fertiles et de voies de circulation stratégiques,
connut une expansion de la productionn, de la transformation
et de la commercialisation de denrées agricoles : vin,
farine et les célèbres pruneaux.
Le
dynamisme de la ville fut également d'ordre intellectuel
et artistique, avec l'arrivée d'évêques
italiens, d'artistes, de médecins et de juristes
(entre autres, Nostradamus, Bernard Palissy...). Cette
prospérité allait être mise à
mal par la peste de 1534, puis par les guerres
de religion, Agen restant fidèle à la
religion catholique.
La
ville fut prise par les protestants à deux reprises,
en 1562 et 1569, avec son lot de destructions, de pillages
et de massacres. Il faudra attendre 1598, et l'édit
de Nantes, pour que le calme revienne dans la région.
Des
foires, autorisées par arrêté royal,
vont à nouveau assurer la prospérité
de la ville (1610 pour le bétail, puis pour les
pruneaux). De cette époque datent de belles demeures
privées et officielles agenaises. Malheureusement,
guerre (Fronde),
intempéries, vont ruiner la ville qui devra se
tourner vers le pouvoir central, et y perdra ses libertés
communales. En 1635 éclatera une révolte
à la suite de l'augmentation de la fiscalité
voulue par Richelieu.
L'achèvement
du canal du midi, en 1681, donna un nouvel essor à
la ville. Malheureusement, la révocation
de l'édit de Nantes, en 1685, entraîna la fuite des
protestants, dont bon nombre participaient au dynamisme
économique de la ville. Le déclin de la
ville se fera sentir jusqu'en 1750, année à
partir de laquelle on recommence à construire dans
la ville, où une première partie du mur
d'enceinte de la ville est détruite.
En
1762, Agen bénéficie d'un éclairage
public. Le mouvement d'urbanisation atteindra son apogée
entre 1770 et 1780. Le plus bel édifice fut le
palais
épiscopal, commencé en 1775, habité
en 1785 par l'évêque, qui en fut chassé
à la Révolution. C'est la grande époque
manufacturière d'Agen dont les manufactures sont
spécialisées dans la toile pour voile, les draps, cordes
et tissus divers.
Sous
la Révolution, on finit de démolir le mur
d'enceinte de la ville, et le palais épiscaopal
fut affecté à la Préfecture, après
son rachat par le département du Lot-et-Garonne,
en 1809.
Le
XIXe siècle aurait du être un âge d'or
pour Agen, avec l'ouverture du canal
latéral à la Garonne, en 1856. Agen,
qui se trouve entre atlantique et méditerranée,
aurait du connaître une nouvelle expansion. Celle-ci
n'eut pas lieue, le canal étant concurrencé
par la chemin de fer.
A
partir de 1912, la ville reçut une importante garnison.
Après la deuxième guere mondiale, avec la
désertion des campagnes, puis l'arrivée
des "pieds noirs" d'Afrique du Nord, Agen va
connaître une nouvelle expansion, et de nouveaux
quartiers vont être édifiés.
Le
canal latéral a perdu de son importance pour le
transport marchand. Par contre, le tourisme fluvial rencontre
un grand succès. Desservie par le TGV, une autoroute,
un aéroport, Agen est redevenue une ville dynamique.
Industries pharmaceutique, et agroalimentaire y prospèrent.
Agen c'est aussi une ville où la gastronomie
est en bonne place. Il y a, bien sûr le fameux
"pruneau d'Agen", cultivé dans la région,
mais aussi d'excellentes tables.
Agen
by Drone (Vidéo 3')
Vue
d'Agen de nos jours
La
Garonne à Agen
Agen,
une Histoire de Garonne (Vidéo
en français 20')
Agropole
- Agropole est la Technopole Agro-alimentaire de l’Aquitaine,
située à Agen (Lot-&-Garonne). Elle offre tous les services
nécessaires au développement des Agro-industries: Création
d’entreprises. Implantation industrielle. Recherche
développement appliquée. Formations, séminaires, congrès.
CCI
Chambre de Commerce et d'Industrie du Lot-et-Garonne
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Inscrite
au patrimoine mondial de l'UNESCO au titres des
"Chemins de Compostelle en France", Saint-Caprais
porte le nom d'un matyre chrétien du IIIe
siècle.
L'église
a été construite au XIIe siècle.
La nef, quant à elle, a été
construite au XIVe siècle, sur d'anciennes
fondations.
Elle
fut saccagée lors des guerres de religion
(1561). De la partie d'origine ne subsistent que
le chevet et les parties basses du transept.
Magasin
à fourrage durant la Révolution, l'église
retrouva sa vocation religieuse sous le Consulat,
et fut élevée au rang de cathédrale
en 1802.
Entre
1838 et 1847 furent reconstruits le clocher, la
façade sud, et les sols.
La
cathédrale est inscrite aux Monuments historiques,
ainsi que son orgue principal, et son orgue de Choeur.
L'arrivée
du christianisme dans la région est représentée
sur les murs et les plafonds, avec les premiers martyres
agenais, les Apôtres, les Evangélistes,
les Patriarches et grands rois du peuple juif.
L'orgue
(Stoltz et Schaff) a été construit à
l'occasion de l'exposition universelle de Paris de 1855.
L'impératrice Eugénie, épouse de
Napoléon III achète l’orgue et en fait cadeau
à la paroisse. En 1859, l’orgue est installé. Avec ses
trois claviers, son pédalier et ses 45 jeux, il est
le plus grand en Lot-et-Garonne et accueille un festival
chaque été.
La
municipalité d'Agen prit l'initiative de faire
réaliser ce livre des coutumes au milieu du XIIIe
siècle, afin que les personnages de marque, venant en
Agenais, puissent faire serment de fidélité aux consuls
de la ville.
Parmi
les personnages célèbres, on compte le futur
roi Jean le Bon, Henri d'Albret, et le Grand Condé. Le
fait qu'ils posèrent la main sur ce manuscrit,
explique que l'on qualifie parfois ce livre de "livre
juratoire".
Les
statuts et franchises de la ville forment quarante deux
chapitres, et ils sont rehaussés d'enluminures, bel exemple
de l'enluminure gasconne médiévale.
Ce
livre précieux fut conservé par la ville
d'Agen jusqu'à la Révolution. Après une disparition de
plus d'un siècle, il fut rendu à la ville en 1910,
puis déposé aux Archives départementales en 1991, et finalement
rendu à la ville d'Agen en 2008, pour être conservé
aux archives communales.
Parler
d'Agen sans parler de rugby serait faire offense aux
agenais ! Le club de rugby de la ville, le Sporting
Union Agen Lot-et-Garonne a été fondé
en 1908. Le club a été champion de France
en 1930, 1945, 1962, 1965, 1966, 1976, 1982, 1988. Vainqueur
du challence
Yves du Manoir en 1932, 1963, 1983 et 1992. Vainqueur
de la coupe de France en 1943 et 1945.
La
maison de Montluc à Agen (1845)
Actuellement Musée
des Beaux Arts de la ville
Agen,
le musée des Beaux-arts, installé dans
quatre hôtels particuliers de la Renaissance.
Musée réputé pour ses collections
d'oeuvres de peintres espagnols des XVIIIe et XIXe siècles,
et en particulier 5 tableaux de Goya. Photo par John
Seb Barber
Agen,
oeuvres du musée des Beaux-arts
(Vidéo en français 2')
L'église
des Jacobins d'Agen devenue, depuis 1990, salle d'exposition
temporaire du musée des Beaux-Arts
(Vidéo en français 3'30)
Depuis
longtemps l'idée germait de relier l'océan
atlantique à la méditerranée par
un canal. Ce fut Pierre Paul Riquet, fermier de la Gabelle
et intendant des armées de Louis XIV qui conçut
et fit entreprendre la construction du canal, à
partir de 1667. Il sera mis en service en 1681.
D'une
longueur de deux cent quarante kilomètres, il relie Toulouse
à l'étang de Thau. Entre Toulouse et Bordeaux, la navigation
de faisait sur la Garonne. Celle-ci étant aléatoire,
en fonction du débit du fleuve, il fut décidé
de construire un canal parallèle à la Garonne.
A
un moment, il fallut procéder à une traversée
du fleuve. C'est à cette fin que fut construit
le pont-canal d'Agen dont le duc d'Orléans posa
la première pierre en 1839. Construit en pierres
du Quercy, le pont mesure 539 mètres, a une largeur
de 12,48 mètres et 8,82 mètres pour la voie d'eau,
avec une profondeur de 2,70 mètres.
Le pont comporte 22 piliers qui le soutiennent. L'ensemble
du canal sera réalisé en 1856. Le
canal reliant atlantique et méditerranée,
appelé "canal des deux mers" est classé depuis
1996 au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO.
Photos
Avertissement
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Le duc d'Orléans posant la première
pierre du pont-canal d'Agen par
Joseph Désiré Court
(1797 - 1865)
Musée
des Beaux Arts d'Agen